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Allergies alimentaires

Le 13 janvier 2012 – 11 h 41 minAucun commentaire

Comment savoir si votre tout petit est allergique ! Ouvrez l’œil.
Avant un an, la réaction est très souvent cutanée. La moindre anomalie sévère et persistante doit vous mettre la puce à l’oreille : un eczéma (plaques rouges) ou de l’urticaire (petit bouton qui le démange et ressemble à des piqûres d’orties).
Dans certains cas, bébé développe un œdème au niveau des lettres, des paupières…
Mais parfois, les symptômes sont moins visibles. Votre tout petit a mal au ventre, des diarrhées, vomissements, une constipation chronique…

Chez les plus grands, l’interprétation de ces signes est loin d’être évidente. Ces désagréments ne font pas penser tout de suite à une allergie alimentaire et, pourtant, ils peuvent y être liés.
Dans les situations extrêmes, l’enfant peut même faire un choc anaphylactique, c’est-à-dire une baisse de la tension artérielle avec l’accélération du coup… Un cas heureusement rare mais tout de même gravissime, nécessitant une prise en charge médicale immédiate.

N’en concluez pas trop vite bébé est allergique au lait parce qu’il a quelques boutons sur les fesses ! Ce serait trop simple si tous ces symptômes étaient synonymes d’allergie.
Il peut aussi être causé par une intolérance à un aliment ou par une trop grande absorption d’aliments allergisants. Oui tout cela est bien compliqué. Des petits récapitulatifs s’imposent. L’allergie est une réaction excessive de l’organisme à un agent étranger (un allergène).

Dans le cas d’allergies alimentaires, l’organisme de votre enfant réagit avec certaines protéines contenues dans la nourriture. Son système immunitaire, qui le défend contre les virus et bactéries, identifie ces substances comme des agresseurs. Il fabrique alors des anticorps (les immunoglobulines E). Cette réaction libère des substances responsables des manifestations allergiques.

Si, en théorie, tous les aliments peuvent être allergisants, pour les moins de trois ans, les principaux coupables sont les œufs, l’arachide, le lait, le blé et le soja.
Et si bébé n’est pas allergique au lait, mais ne tolère pas, quelle est la différence ?
En fait, dans l’intolérance alimentaire, le système immunitaire n’intervient pas. C’est juste l’organisme qui n’est pas capable de digérer correctement un aliment ou un composant de cet aliment, par exemple lactose pour le lait.

Différents des allergies, votre enfant pourra donc supporter une petite dose de l’aliment incriminé sans que cela déclenche une réaction (à l’exception du gluten). Mais ce n’est pas tout : urticaire, eczéma et maux de ventre peuvent ou y être liés à absorption de trop grandes quantités de produits responsables de faux allergies alimentaires.
Exemple de cocktail explosif très chargé en histamine, dans le genre œuf, tomates, poissons, 13 et chocolats. À éviter si votre apprenti gastronome est sensible à cette succulente substance.

Si l’allergie est suspectée, il faut inspecter votre enfant toutes les coutures. Notez tous les éléments qu’il a consommés, le temps de réaction contre le repas et la manifestation de l’allergie. Même chose si votre enfant est invité. Les allergènes passent dans le lait maternel et tous pour votre bébé.

Arrive ensuite leur vitesse cutanée et sans dire. Contrairement à une idée reçue, il n’y a pas d’âge minimum pour les faire. Un extrait de la substance est déposé sur le bras ou le dos de votre enfant. L’allergologue observe ensuite les différentes réactions. Vitesses cutanées sont tout à fait indolores.

Les examens biologiques permettent, quant à eux, de mesurer la présence anticorps les résultats sont à prendre avec précaution ils ne sont pas fiables à 100 %. Certains sont de faux positif.
En clair, votre enfant est déclaré allergique tel aliment mais, en fait, il peut en consommer sans développer pour autant de réactions. Vous l’aurez compris, la recherche des allergènes est parfois longue.
Armez-vous de patience.

Une fois les tests effectués à l’allergène repéré, une question me brûle les lèvres : pour quelle raison est-il allergique ! L’hérédité entrerait en compte dans plus de 60 % des cas. Mais ce n’est pas parce que vous êtes sensibles aux pollens que votre bébé le sera également. Il peut, par exemple, développer une allergie volée. Autre responsable, les nouvelles habitudes alimentaires : fruits exotiques, nouveaux aliments. De même diversification trop précoce, l’utilisation croissante d’additifs dans les produits industriels.
Une fois que le diagnostic est fait la seule solution est d’arrêter la consommation de l’aliment ou du groupe d’aliments responsables, mais attention aux carences ! Pour les protéines du lait, par exemple, comme votre bébé est en pleine croissance, le médecin vous aidera à respecter l’équilibre alimentaire de votre enfant.

Nous finirons par une bonne nouvelle : l’allergie ou l’élevage disparaît dans 80 % des cas avant l’âge de deux ans, celle de l’œuf pour environ 65% des enfants vers trois ans.

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